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Aug. 22nd, 2011

  • 7:01 AM
licorne




Il était une fois …






Il était une fois …un monde qui perdait peu à peu ses couleurs. Personne ne savait pourquoi ni depuis quand mais peu à peu, les couleurs pâlissaient, pâlissaient. Les gens avaient fini par s’y habituer et haussaient les épaules. Les couleurs devenaient fades, voilà tout. Personne n’y pouvait rien.
 
Il y avait dans un des villages de ce monde, un jeune homme amoureux. Il était trop timide pour se déclarer et se contentait de dévorer des yeux sa bien-aimée. Et elle ne le voyait pas, trop occupée à surveiller les couleurs des gens et des choses. Chaque fois qu’une d’entre elles s’affadissait un peu plus, elle tremblait. Elle passait son temps à parler aux choses et aux bêtes, leur demandant quelle sorte de maladie les attaquaient, si cela pouvait se guérir et par quel moyen mais las ! Rien ni personne ne lui répondait.
 
Le jeune homme voyait sa bien-aimée s’étioler de plus en plus et un jour, il n’y tint plus
« Pourquoi es-tu si triste ? »
Elle le regarda mais sans vraiment le voir
« Les couleurs meurent »
Trop occupé à la contempler, il n’avait pas regardé autour de lui depuis longtemps. Et il vit qu’elle avait raison, que les couleurs semblaient peu à peu disparaître. Il se dit que pour gagner son cœur, il devait trouver la raison de cet étrange état de fait et arrêter cette hémorragie de couleurs.
 
Il voulut la rassurer, lui dire qu’elle n’était pas seule et qu’à eux deux, ils allaient trouver une solution mais où qu’il aille, elle n’était pas. Alors, il demanda après elle, mais personne ne semblait savoir de qui il parlait. Et vint le jour où il posa son habituelle question à quelqu’un, mais l’homme ne lui répondit pas, il n’y eut pas de regard pour croiser le sien, comme si tout à coup, il n’existait plus.
 
Il décida alors de quitter le village, de partir à la recherche de sa bien-aimée. Il prit un peu de pain et de fromage et se mit en route dans un univers qui peu à peu perdait le sens du jour et de la nuit, la saveur du soleil et celle de la pluie. Après plusieurs heures de marche, il eut soif. Il chercha le ruisseau auquel il avait coutume de se désaltérer mais plus de ruisseau, ni de prairie verdoyante. Avec les couleurs, avaient fui tous ses repères familiers. Avec la disparition de l’herbe fraiche et ondoyante, on ne voyait plus d’insectes vrombissants,  de lapins bondissants ni de mulots s’ensauvant. Dans le ciel gris, plus de nuées bruyantes d’étourneaux.
 
Il arriva en vue de la forêt mais comme le reste, elle avait changé. Silencieuse et immobile, on l’eût dit de pierre. Saisi de terreur, il eut la tentation de tourner le dos et de s’enfuir. Mieux valait un village gris et silencieux qu’il connaissait à cette forêt hostile et glacée. Mais le souvenir des yeux clairs de sa bien-aimée le frappa au cœur comme un coup de poignard, et c’est en tremblant mais déterminé qu’il fit un premier pas, puis un deuxième, puis un autre encore qui le fit pénétrer dans la forêt figée.
 
C’est là qu’il la trouva, prostrée, les yeux vides et fixes, plus pâle qu’un fantôme. Il murmura son nom, puis le redit plus fort, posa sur son épaule une main hésitante, en vain. Le désespoir le saisit. A quoi bon la trouver si elle n’était plus que l’ombre de la vivante tant aimée ? Si rien ne la faisait revenir ? Il s’assit à ses côtés et sentit une vive douleur à la main. En posant la main au sol, il s’était coupé sur un petit caillou gris. Et son sang, rouge et chaud, se mit à couler. Cela lui donna une idée. Il prit une goutte de ce sang écarlate et la posa doucement sur les lèvres blanches et froides. Il murmura d’abord son nom, la suppliant de revenir à la vie, puis voyant que cela n’avait pas d’effet, il l’appela en haussant la voix de plus en plus.
 
« Holà, holà que de tapage ! Pourquoi n’es tu donc pas comme tout le reste, silencieux et tranquille ? »
 
Il répondit en cherchant d’où venait cette voix « Je ne peux pas, elle n’a que moi. Si je ne la sauve pas, elle disparaîtra »
 
« Et alors ? »
 
« Alors ? J’ai besoin d’elle »
 
« Que ferais-tu pour la sauver ? »
 
« Tout, je ferai tout »
 
« Que donnerais-tu pour la sauver ? »
 
« Ma vie »
« Que m’importe ta vie, je puis la prendre quand je veux. Qu’as-tu d’autre à me donner ? »
« Je n’ai que cela » soupira le jeune homme.
 
De derrière un arbre, sortit une sorte d’homme-arbre, tordu et sombre, on eût dit une grosse bûche sur pattes. Tout dans le personnage était d’un noir de bois brûlé, jusqu’à ses yeux, brillants et terribles.
A sa vue, le jeune homme sentit son cœur lui manquer mais il tint bon et se plaça entre l’apparition et sa bien-aimée.
 
« Non » dit l’homme-arbre, « tu n’as pas que cela. Tu as quelque chose qui peut m’intéresser. Es-tu prêt à me le donner ? »
 
« Oui, oui, tout de suite » cria le jeune homme
 
« Tu ne veux pas savoir ce que c’est ? » ricana son vis-à-vis
 
« Que m’importe puisque je vais m’en séparer ? Mais comment puis-je être sûr que vous m’aiderez ?»
« Je t’en fais serment. Si tu me donnes ce que je désire, ta bien-aimée retrouvera vigueur et vie, ton monde retrouvera ses couleurs »
 
« Soit, je vous donne ce que vous désirez »
 
« Attends. Il te faut d’abord savoir ce que tu abandonnes »
 
« Ma vie, je suppose ou plutôt non, mon âme »
 
« Je te l’ai dit, ta vie ne m’intéresse pas. Quant à ton âme, elle ne t’appartient pas. Il n’est donc pas en ton pouvoir de la donner. Non, ce que je veux, c’est ce sang riche et vigoureux, nourri par ton amour »
Saisi d’effroi, le jeune homme mesura ce qu’on lui demandait. Il regarda sa bien-aimée une dernière fois, lui embrassa doucement les lèvres sans éveiller de réaction puis, se tournant vers l’homme-arbre, il prit une profonde inspiration
 
« Voilà, prends ce qui fait battre mon cœur, je te l’offre de ma propre volonté »
 
Et l’homme-arbre s’approcha, posa sur le cœur battant chamade sa main dure et noueuse. Et le jeune homme sentit toute la chaleur suivre le chemin vers cette main brune. Une larme, une seule, glissa lentement le long de sa joue qui devenait froide. Il regarda dans le noir regard de l’autre et se sentir glisser au ralenti vers un lac d’ébène aux eaux lourdes et immobiles. Juste avant d’être englouti, il entendit une voix lui murmurer
 
« Tu ne regrettes rien ? Pas même de savoir que ni ta bien-aimée, ni personne d’autre ne saura jamais ce que tu as fait pour eux ? Tu peux encore reprendre ce que tu m’as donné »
 
Mais en fermant les yeux, le jeune homme répondit « Ce que je t’ai donné l’a été par amour. Je ne le reprendrai pas. Que m’importe, puisqu’elle vivra et sera heureuse »
 
A peine avait-il prononcé ces derniers mots qu’une vigueur nouvelle se répandit dans ses veines. Le lac d’ébène disparut et il se trouvait dans un champ verdoyant doucement balayé par une brise parfumée. Quand il ouvrit les yeux, il vit le sourire de sa bien-aimée. Et en se tournant vers l’endroit où il avait vu l’homme-arbre, il vit un enfant rieur aux cheveux roux comme flamme ardente
 
« Puisque tu as donné sans regret et sans rien demander pour toi, je te redonne ton sang. Il est plus fort, plus vigoureux qu’avant car il est passé par le feu de l’amour, par le feu du désespoir et par le feu du sacrifice. Je te rends à ce monde que tu as sauvé »






Allez, bonne journée
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l'art du vide

  • Aug. 10th, 2011 at 6:43 AM
licorne

Le voleur a tout emporté
sauf la lune
qui était à ma fenêtre
                             Ryôkan





Ô voleur, si tu passes vers chez moi, prévoies quelques camions.

On m'a fait cadeau, pour mon anniversaire, du livre de Dominique Loreau "l'Art de l'essentiel : jeter l'inutile et le superflu pour faire de l'espace en soi". Je ne pensais pas que c'était un livre qui pouvait se lire "normalement". Mais finalement, je l'ai emporté avec moi dans le train et  la surprise a été agréable : c'est un vrai livre.

Où avais-je été prendre cette idée saugrenue que ce livre ne pouvais pas se lire mais était un manuel pratique "comment arriver à faire le vide" en 10 leçons ? Certaines fois, je me demande qui, à l'intérieur, ouvre la porte aux idées...

Bref, l'agréable surprise a été suivie d'une autre, j'aime beaucoup le style de D. Loreau. Et je me reconnais dans pas mal de descriptions. Osons le dire, je me reconnais dans 90% des descriptions !

Comme je ne suis pas Ryokan, je doute fortement qu'un voleur, aussi habile soit-il, s'y reconnaisse assez dans le fouillis indescriptible qui a envahi mon appartement pour prendre ce qui l'intéresse. Chez moi, c'est tout ou rien et tu fais le tri ailleurs ... Je garde quasiment tout ce qui arrive chez moi. Comment jeter, où jeter ? A qui donner ...

Et pourtant, j'ai de plus en plus soif de vide. Pas le vide qui effraie tant la majorité des gens mais ce vide aimable qui est accueil et paix. Celui que je vois dans le sourire et les yeux fermés de certains bouddhas. Celui, je pense, qui devrait être à la place de mon visage pour mes vis-à-vis et qui leur permettrait de se sentir bien.

C'est l'espace créé dans les jardins japonais pour que puisse circuler l'air et s'installer la beauté. C'est l'espace laissé par Dieu pour que sa création puisse s'épanouir à son aise.

Alors merci à ma sœur pour m'avoir offert ce livre, merci à Dominique pour l'avoir écrit,merci à Dieu pour avoir laissé cet espace de liberté à son enfant. La sérénjité, c'est comme la liberté, on ne la gagne qu'après avoir appris ce que c'était vraiment. Ce n'est pas anodin, c'est un engagement que l'on prend envers soi-même.

Allez, bonne journée
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plaisir ou bonheur ?

  • Aug. 5th, 2011 at 6:51 AM
licorne
C'est m'honorer que de remplir mon temps
des choses que j'aime
                                Cathy L.ondon





Un petit livre de phrases de Cathy London m'a été offert par la maison d'édition à laquelle j'achète beaucoup de livres, de jeux et avec laquelle je fais des week end de ressourcement personnel : Le Souffle d'Or. Je ne connaissais pas Cathy (je ne la connais toujours pas, en tout cas pas personnellement) mais quelques une des phares de ce petit livre éveillent un écho familier. J'aurais pu les dire, les écrire, les partager.

Ce qui signifie non pas que je suis aussi bonne que Cathy (quoi que ...) mais que nous partageons un temps de pensée. Et cette pensée particulière est venu habiter cette partie de mon être où beaucoup de choses s'installent le temps de la croissance. Une sorte de maison nursery pour idées et pensées.

Cette pensée donc, que chacun devrait adopter : remplir son temps des choses qu'on aime ... Pensée agréable mais plus complexe qu'il n'y paraît. Il faut d'abord définir ce qu'on aime suffisamment pour choisir de remplir son temps (qui est vaste) avec ... On ne parle donc pas là de chocolat (même au lait).

Voilà un programme qui me plait bien et auquel je vais m'atteler. Faire la liste de ce que j'aime et voir si tout remplirait jusqu'aux bords de mon temps. Je suppose que dans ce que je crois aimer, il doit y avoir pas mal de vieux trucs que je ne garde que par habitude ou paresse. D'autres dont j'ai hérité mais qui ne me correspondent pas vraiment, d'autres encore que j'ai ramassé parce que ça trainait partout et que ça faisait désordre, d'autres qui m'ont paru sur le moment superbes et indispensables.

Mais en fait, sur la totalité des choses que l'on croit aimer, combien restent après un vrai tri ?

La journée qui commence, elle, promet d'être bien remplie

A bientôt ?

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Si nous sommes, que sommes nous ?

  • Aug. 2nd, 2011 at 7:11 AM
licorne
Peut-être sommes nous des porteurs de lumière
pour ceux qui nous entourent
                       Cathy London



Il est plus facile de laisser glisser l'idée de ce que nous sommes que de porter un nouveau costume tous les jours.

Cela fait longtemps que cette question vient frapper à ma porte régulièrement. Que répondrais-je si on me demandait qui je suis ? Comment répondre à une telle question ? Comment contenir tout ce que j'ai été, tout ce que je suis et tout mon devenir en quelques mots qui réduiront forcément toute réponse ? Cette questione parait facile mais c'est une facilité trompeuse.

Regarde la rivière en bas de chez toi. Elle est la même chaque jour. Flots tour à tour paisibles et tumultueux, eau parfois bleue, parfois verte, parfois grise mais eau quand même. Pourtant, pas une goutte qui soit semblable et des milliard de voyages et d'histoires. Ce qui compose le tout ondoyant est multitude de ressenti. Comment le décrire puisque cette vie est en mouvement perpétuel ?

Voilà. Si je devais me décrire ? Ce serait une danse. Et qui sait où, vers qui ou quoi me portera le prochain mouvement ?




Bonne journée




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CUEILLE LA JOURNEE COMM UN FRUIT DELICAT

  • Aug. 1st, 2011 at 6:45 AM
licorne


Carpe Diem



Le jour se lève, plein de promesses.
Pourquoi telle chose nous paraît bonne et telle autre mauvaise ? Pourquoi se cantonner à seulement deux options ?
Par exemple, la pluie paraît souvent une calamité et les gens font aussi grise mine que le ciel ennuagé. Ca, c'est du "mauvais temps". Pourtant, si je suis oiseau assoiffé, escargot en goguette ou grenouille curieuse de découvertes, l'eau est le plus beau temps du monde. Et m'endormir avec le son de la pluie qui tombe au dehors m'apaise. Et j'adore l'odeur de la terre après la pluie et la beauté des feuilles, fleurs et arbres avec les gouttes d"eau qui tremblent et brillent comme des petits feux. Sans parler des jardiniers qui sont bien contents d'avoir le ciel pour les aider à arroser les jardins.

Et le soleil lui fait apparaître le sourire sur la plupart de nos visages. Sa chaleur réconforte, nous fermons les yeux de délice quand ses rayons nous caressent. Et j'aime quand un chat revient d'avoir dormi dehors, il sent le soleil. Et quelle beauté dans le jeu de la lumière et de l'ombre, de la lumière et de l'eau.


 
Mais trop d'eau noit tout. Le froid et l'humidité s'installent. Les fleurs meurent d'être trop gonflées d'humidité, la terre détrempée ne peut plus rien faire.
Mais trop de soleil grille tout. La chaleur devient insupportable et on ne peut plus bouger. Ni dormir, ni même respirer.

Mais trop de tout et de n'importe quoi donne la même chose : un rien qui peut devenir mortel.

J'aime, donc, la pluie. Et j'en ai eu la semaine dernière. Et j'aime le soleil. Et j'en ai eu hier et avant-hier.
Et aujourd'hui ? Il a l'air de faire beau.

A ce soir donc, et en attendant, profitons de cette journée et des surprises qu'elle nous réserve

Bonne journée
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Qui suis je ?

  • Jun. 13th, 2011 at 7:01 PM
licorne



Devenir créateur de nous-même est un acte de résistance.
Jacqueline Kelen

 
 


Je viens de participer à un jeu des miroirs. Il fallait poser et se poser une question. Et au fond, cette phrase de Jacqueline Kelen illustre parfaitement ma question et toute cette journée.

Je ne peux être plus d'accord avec elle. Et en ce qui me concerne, la résistance s'organise contre moi même,ma paresse naturelle, ma peur de faire le pas de trop, celui qui me mettra sur un chemin que je ne contrôlerai pas. Il est tellement plus facile d'être ce que les autres désirent ou voient, même si parfois la vision qu'ils ont est totalement fausse ou bizarre. Quand je me vois à travers le regard des autres, au gré de leurs réflexions ou de leurs réactions, parfois, je me demande si je suis bien qui je suis.
 


Ce n'est pas une question facile. C'est plutôt un combat, long, lent, fastidieux, parfois douloureux. Il faut abandonner beaucoup, même si on s'aperçoit parfois que ce qu'on a abandonné ne manque pas du tout. Mais c'est rare. La plupart du temps, il faut lutter pour simplement être vrai.

Peut-être pour cela que le Jeu des Miroirs m'intrigue et me parle ? Parce qu'il y a une dimension extrêmement fascinante. Ne pas avoir de visage (puisqu'on ne le voit pas, c'est qu'il n'existe pas), laisser ce vide être l'accueil. De l'autre, du vivant, de ce qui vient. Ne pas poser un regard qui a déjà ses propres idées, son propre poids, sa propre mémoire. Être simplement disponibilité.
 


Je dis "être simplement". C'est tout sauf simple. C'est même assez ardu. Mais l'idée est si attirante.

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devoir du jour : qu'est ce que la liberté

  • Feb. 15th, 2011 at 7:00 AM
licorne


On ne peut mettre le vent en cage.


Christophe André





Et ce serait folie d'essayer. qu'y a t-il de plus libre, de plus imprévisible, de plus sauvagement mobile que le vent ? Certaines personnes (j'en connais) ne supportent pas quand il souffle. J'adore quant à moi sentir son passage sur mon visage et la mémoire de mes cheveux rit et s'agite comme une bannière dès qu'il paraît.


Vous l'aurez deviné, j'aime le vent. Que voulez-vous, je suis un signe d'air après tout. Quand mon dos me démange, je n'ai pas des boutons mais des ailes qui poussent. Et j'ai volé, une fois, je m'en souviens encore. Un rêve, me direz-vous, ça ne compte pas. Rêve pour vous peut-être, pas pour moi.

Allez, bonne ballade

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Sois sage ô mon âme

  • Feb. 4th, 2011 at 7:07 AM
licorne

Est-il besoin de se connaître pour
se chercher ?

Gérard de Nerval

 









Dernière journée de la semaine. Dehors, il fait encore nuit et le silence dans l'immeuble est quasi surnaturel. D'habitude à cette heure ci, tout bouge, frotte, vibre, les pas résonnent dans la cage d'escalier, les portes se ferment plus ou moins bruyamment.

Ce matin ... Rien. Juste le léger clic des touches de l'ordinateur.

Je pense à cette dame rencontrée lors d'une promenade au début de la semaine. Au bout d'une laisse, il n y avait ... je vous jure que pendant quelques secondes, j'ai vu ... un loup ! Peut-être ce chien avait-il du loup mais ce n'en était néanmoins pas un.

Un loup en laisse .... Je ne supporte pas plus l'idée que celle d'un loup en cage.

Mon âme est une louve. Elle n'aime que les grands espaces. Et le plus drôle, c'est que pour moi, "grands espaces" peut être un minuscule jardin. L'espace dont a besoin mon âme, l'espace dont n'importe quel être vivant a besoin, n'est pas mesurable. C'est un espace intérieur qui ne connaît que les limites qu'on lui impose. Et je ne suis pas du style à imposer quoi que ce soit à qui que ce soit !



Promenez-vous dans cet espace intérieur qui est le jardin -que dis-je le jardin, le parc naturel - de votre âme. Il y a des endroits que vous ne soupçonnez pas et pourtant, ils sont là, prêts à être découverts et arpentés, voire refaçonnés à la manière d'un jardin  japonais

Allez, bonne journée
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Jan. 31st, 2011

  • 7:02 AM
licorne

La création se produit tous les jours
c’est quelque chose de nouveau et d’imprévisible.

                                                            Raimon Panikkar

 



Je n'ai pas beaucoup de temps avant que les premiers bruits matinaux viennent emplir l'espace.

Ce fut un beau weekend mais samedi n'a pas donné tout le ciel bleu promis. Il en reste donc pour aujourd'hui. 1er jour de la semaine mais dernier jour du mois.
Que nous réserve cette semaine ? Non que je veuille le savoir maintenant. Où serait le plaisir si nous savions tout à l'avance ?

Allez, bonne journée
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La route du Rhume

  • Jan. 28th, 2011 at 7:11 AM
licorne

Le simple fait de consacrer une ou deux minutes
par jour à se dire : « Je suis reconnaissant d’être en vie »
a des conséquences insoupçonnées.

                                                                          Tal ben Shahar



Bon me direz-vous, qui est Tahar ben Shahar ?
Tal Ben-Shahar est devenu un des grands maîtres de la psychologie positive. L'Israélien Tal Ben-Shahar est le professeur d'Harvard dont les cours ont le plus de succès.



Et malgré la voie périlleuse que j'ai commencé à emprunter hier, la "Route du Rhume", je suis d'accord avec Tal ben Shahar. Même si les conséquences ne sont pas toujours visibles.

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Jubil'Granny qui est quelqu'un que j'aime tout particulièrement : 1er motif de réjouissance et non des moindres

Aujourd'hui, c'est vendredi, veille de week-end : 2ème motif de réjouissance

Ce matin, comme tous les matins, j'ai commencé la journée avec La Matinale sur Canal+ : 3ème motif de réjouissance

Et puis, je suis en vie et j'aime ça. Même si j'ai commencé à arpenter d'un pas vacillant la Route du Rhume depuis hier ...

J'espère que le battement de mes ailes fera souffler un vent de paix et de fraternité dans cette partie du monde qui se bat pour trouver une meilleure manière de vivre.



Bonne journée
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